Peloton XVIIème

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" MATERIAM SPLENDESCAM "

(Donnez moi l'occasion, je resplendirai)   

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  écement créé en 2011 le peloton XVIIe regroupe la période de la guerre de 30 ans, la cavalerie sous l'ancien Régime, les Mousquetaires et les Guerres de siège sous Louis XIV mais également des bivouacs pédagogiques ainsi que des spectacles "clefs en main" comme à Buthier (77)  en Juillet 2011.

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Nous nous entrainons à évoluer a cheval , suivant en cela les entrainements militaires équestre : à l'épée, tir au pistolet à poudre noire, course à la bague ect...

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La cavalerie de l'Ancien Régime est bien plus qu'une poursuite de la tradition ou le maintien des privilèges de caste. Sinon, comment expliquer l'existence dans les armées de la République et de l'Empire de l'héritage d'une cavalerie non pas en mutation, mais en total épanouissement. Encore aujourd'hui, en pleine période de paix, il n'est pas de spectacle champêtre qui ne recherche dans le cheval de guerre les fastes des cavaleries passées.

Et puis, c'est sans doute un lieu commun : la cavalerie française a été la meilleure d'Europe au 17e et au 18e siècle. Les guerres ont accéléré les innovations de toute sorte :

les dragons et les hussards sous Louis XIV, les chasseurs à cheval sous Louis XV.

 Comme l'ont écrit Pierre Goubert et Daniel Roche : " En guerre  comme en paix, la chose militaire absorbait couramment la moitié des dépenses de l'Etat, et souvent, la guerre constitue l'une des caractéristiques majeures, quoiqu'un peu oubliée, de l'Ancien Régime ".  Dans cette " chose militaire ", il faut accorder une place à part à la cavalerie.
En effet, par son organisation, ses traditions, son utilisation même du cheval, elle mobilise des énergies diverses qui font de la guerre un fait de société : la confection des uniformes, l'uniformisation du harnachement, la recherche d'une meilleure administration des haras, la pédagogie du manège adaptée à l'école du cavalier, sans oublier l'intégration des troupes étrangères.

Il a fallu résoudre les problèmes d'hébergement en construisant tantôt des casernes, tantôt de simples écuries abritant des détachements en déplacement.
D'un autre côté, les contacts de la cavalerie en temps de paix avec les populations, n'ont pas été sans incidences dans la vie quotidienne. La cavalerie, comme tout ce qui est militaire n'est pas un monde en marge de la société.

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 Depuis Richelieu, le nombre des chevaux a été multiplié par trois. Cette augmentation n'a pas été sans incidence sur les économies. De nouveaux chantiers administratifs sont ouverts. L'œuvre entreprise passe par la mise en place des haras royaux à partir de 1665, l'uniformisation des équipements militaires, l'instruction des hommes et des chevaux en temps de paix, sans oublier la médecine des animaux qui sera peu à peu arrachée aux maréchaux ferrants opérants.
L'anonymat des chiffres ne doit pas faire oublier que par le rôle dévolu à ses cavaliers : la cavalerie n'est pas une, mais multiple. Jusqu'en 1733, la cavalerie française évolue selon ses propres principes et ses propres besoins. Ensuite, ce sont les cavaleries allemandes, prussiennes et autrichiennes qui imposeront leur marque.
Dès le moment où la cavalerie est constituée en régiments, seul le roi détient le pouvoir de les créer ou de les réformer. Cette situation fait apparaître trois niveaux dans l'organisation générale :

la maison du roi, la gendarmerie de France, les régiments de cavalerie légère.

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LA MAISON DU ROI

Pour ce qui concerne la cavalerie, elle est constituée de quatre compagnies des gardes du corps :une compagnie écossaise et trois françaises. L'effectif a d'abord été de cent hommes. Louis XIV le fixe en 1676 à 400. L'ordonnance du 8 janvier 1737 fixe l'effectif de chaque compagnie à six brigades de 55 gardes chacune. Les quatre compagnies forment ainsi une force de 1320 cavaliers.
Pour être admis, il faut avoir en taille 5 pieds quatre pouces au moins (1,75m environ)., être bien fait, d'un âge mûr, de famille noble, ou du moins hors du commun…de religion catholique…
Il n'y a pas de robe obligatoire pour les chevaux, mais les officiers doivent être montés en chevaux gris.

Viennent ensuite :

- les gendarmes de la garde qui sont au choix du capitaine-lieutenant. Le gendarme de la garde doit pouvoir vivre honorablement sans le secours de la solde.

- les chevau-légers de la garde.

- deux compagnies de mousquetaires : la première est appelée mousquetaires gris. D'Artagnan est sous-lieutenant aux mousquetaires gris (montés sur des chevaux gris) lorsqu'il arrête sur ordre du roi Nicolas Fouquet, et deuxième capitaine lorsqu'il est tué devant Maastricht en 1673.

La seconde compagnie est appelée mousquetaires noirs. (montés sur des chevaux noirs)

 

- Les grenadiers à cheval de la garde.

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L'EQUITATION SOUS L'ANCIEN REGIME

Des arts équestres à l'école du cavalier

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lettrine-d-1.gifepuis le décès accidentel d'Henri II, les arts équestres s'imposent et font partie de l'éducation des princes. Le texte de référence étant " Le Manège Royal " de Pluvinel (1555-1520), continuateur en France au début du 17e siècle de la tradition équestre italienne. Cette dualité, équitation utilitaire et de parade trouve son paroxysme dans les carrousels au temps de la jeunesse de Louis XIV et les écoles de cavalerie imprégnées de La Guérignière ( ?-1751) auteur de " l'Ecole de Cavalerie ". Ces deux auteurs constituent la source fondamentale de la connaissance équestre de l'Ancien Régime.

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La réforme de Choiseul eut une grande incidence pour la cavalerie dans la mesure où les capitaines n'avaient plus à charge la remonte de leurs hommes. Le vice de l'ancien système amenait les capitaines à ménager leurs chevaux, à les entraîner le moins possible afin d'éviter de lourdes pertes pécunières. Les chevaux étaient souvent gras, peu entraînés, et les cavaliers servant de palefreniers.
Spanheim dans sa relation sur la cour de France de Louis XIV, relate le cas de cavaliers se vengeant de leurs officiers sur les chevaux, on comprend maintenant pourquoi.
Les revers de la guerre de Sept ans, la défaite de Rossbach (1757) amenèrent de sévères réformes dans l'école du cavalier, se traduisant par la création des écoles militaires sous Louis XV et surtout l'abandon du trot comme source de l'apprentissage équestre, pour le galop. C'est là une rupture fondamentale, qui débouche sur d'autres utilisations tactiques, exigeant la mobilité dans l'exécution des manœuvres d'ensemble, mais aussi la hardiesse et la témérité du cavalier.

La révolution a permis à Saumur, école militaire, de s'inscrire dans la tradition des arts équestres qui s'étaient épanouis à Versailles et étaient devenus des divertissements aristocratiques tels qu'ils apparaissent dans les gravures de Gaspard de Saunier (" L'art de la Cavalerie ", 1756).
La base de cet enseignement était le travail du cheval dans les piliers afin de le mettre sur les hanches et l'amener peu à peu à faire de bonne grâce et selon le tact du cavalier les sauts d'école que sont la croupade, la balotade, les courbettes, figures qui nécessitent une bonne assiette, aidée en cela par la selle à piquer.

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Les écrivains militaires vont proscrire cet enseignement trop délicat de l'école du cavalier et y substituer d'autres exercices plus appropriés.
L'ordonnance du 1er juin 1766 pour régler l'exercice de la cavalerie préconise une école du cavalier à pied pour le familiariser avec le maniement des armes : chargement, tir, inspection de sécurité, l'école du cavalier à cheval doit lui apprendre à maîtriser à la fois les armes et le cheval. Ensuite l'école d'escadron doit familiariser le cavalier à évoluer en groupe selon l'ordonnance. C'est l'occasion de simuler la charge et d'accoutumer les chevaux au bruit des détonations.
Dans cet entraînement, le cavalier utilise d'abord son mousqueton, le laisse retomber au crochet, met son sabre en main, croise le fer avec un vis à vis, fait demi-tour, laisse le sabre pendre au poignet par la dragonne et tire un ou deux coups de pistolets.

Lorsque le cavalier est suffisamment aguerri, il peut s'entraîner individuellement avec ses armes de dotation aux courses de têtes. Il est bien évident que ces entraînements sont progressifs et doivent amener l'aisance du cavalier aux trois allures : pas, trot, galop. Le cheval étant un animal craintif par excellence, tout ces entraînement auront l'avantage de l'habituer aux odeurs, aux bruits, mais aussi aux mouvements désordonnés du cavalier qui viennent contrarier son équilibre. L'école du cavalier est aussi celle du cheval.

Cette période voit également de belles et fières cavalières Amazones, galopant "jupes et plumes au vent" lors de chasses effrénées mais appréciant également les figures de Haute Ecole enseignées au manège.

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