Peloton XVème

 

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     " HONORI FIDELIS "

  (Fidèle à l'honneur)

 

 

 

 

 

 

 

normal-lettremedievalcolorier12-gif-1.jpge peloton médiéval reconstitue des joutes XVe. Le "sport des roys" consiste à briser des lances, lors de joutes équestres, sur un autre cavalier en armure lourde de 40KG.Nos chevaux sont harnachés et houssés suivant les sources d'époque.

Lors de ses joutes nous concourrons également dans des épreuves comme les jeux de chasse et de guerre.

 

Nous avons l'honneur et le plairsir d'être partenaires affiliés à la FEDERATION FRANCAISE MEDIEVALE, référente en la matière.

 

Fédération Française Médiévale et Renaissance

Une convention et accréditation, nous permet de proposer des stages et formation à la joute équestre se déroulant dans une structure et des d'enseignement et régles optimales de sécurité, sur des chevaux adaptés et dans les régles de sécurité maxim au DOMAINE DES ECUYERS en Mayenne (voir notre page) .

 

 normal-lettremedievalcolorier3-gif.jpgCes épreuves constituent en fait l'entrainement militaire et équestre d'un Chevalier :

Il doit faire preuve de  dextérité, rapidité et équilibre au maniement du Javelot, au tir à l'arc, et à l'épée.

la vie du chevalier en 1450 est notre préocupation.      

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Les jouteurs 

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Un peu d'Histoire.......et nos sources .

enluminure-cote-gauche-cata.jpg normal-lettremedievalcolorier16-gif.jpg RECIS DE JOUTE FROISSART

 Dans le désordre d'une bataille, le hasard peut vous servir, dans la joute, tout se voit, on se bat seul à seul, c'est un duel. Mais on était toujours prêt et jamais fatigué; du moins, on agissait comme s'il en eût été ainsi. Différents prix étaient donnés, et leur classification montre que l'on avait dès lors, de la même manière que nous l'entendons les sens du sport.

les  prix :

1° Celui qui fera le plus beau coup de lance de tout ce jour-là...
2° Celui qui rompra le plus de lances;
3°... Celui qui demeurera le plus longtemps sur les rangs sans déheaumer.» (Chacun devait fournir plusieurs courses et on attendait, en rangs, son tour de jouter, vêtu des armures et surtout coiffé des heaumes les plus pesants qui fussent.)

On fonçait sur l'adversaire, au grand galop, tâchant de le frapper droit et si fort qu'on pût lui faire vider les arçons et, s'il restait collé à son cheval, de culbuter les deux à la fois. On frappe un tournoi, disait Dante, et on court une joute:

 La lance ayant à porter, au moment du choc, le poids énorme de cette masse vivante, homme et cheval, bardée de fer et entraînée à toute vitesse, se brisait d'ordinaire sur le heaume où sur l'écu que l'adversaire portait au bras gauche et dont il cherchait à se garantir. Ce bris évitait des morts et des blessures. Dans un heurt si violent, il fallait, de toute nécessité, que quelque partie s'effondrât: homme renversé, cheval culbuté, ou enfin — ce qui était le plus fréquent, et devint, dans les joutes courtoises et régulières, le coup normal — lance brisée. Le chevalier qui ne réussissait ni à renverser l'adversaire ni à rompre sa propre lance, s'il n'était pas culbuté lui-même, avait nécessairement le bras retourné, faussé, et parfois le poignet brisé. L'un quelquefois n'empêchait pas l'autre, et l'on pouvait voir, d'aventure, lance brisée et cavalier à terre, comme aux joutes près de Paris, en présence du roi de France Philippe-Auguste: dans une course, la lance du vainqueur, non émoussée, comme c'était l'usage au début, traversa l'écu, la cuirasse et l'épaule de l'opposant, «qui chut tout plat à terre,» pendant que la lance même «vola en pièces».

enluminure-cote-gauche-cata-2.jpg  normal-lettremedievalcolorier12-gif-2.jpgA JOUTE SANS LICE sous Philippe Aguste 13ème 

Les dangers et désagréments auxquels cette invention obviait étaient considérables. Les cavaliers, auparavant, fonçant l'un sur l'autre à plein champ, risquaient de frapper l'air vide parce que leurs chevaux, rendus prudents par l'expérience, faisaient brusquement un bond de côté. C'était un cas très fréquent, prévu et réglé; les jouteurs devaient alors, «par semblant,» dit Froissart, se montrer «fort courroucés» et recommencer aussitôt «de grand randon». D'autres fois, au contraire, les chevaux trop bien maintenus en ligne s'affrontaient: d'où chutes simultanées, immense poussière, jurons, cliquetis de fer et désarroi général. De là aussi, il est vrai, dans l'opinion des ancêtres, vif intérêt et grand amusement; c'est pourquoi, même après l'invention des barrières, continua-t-on à fournir, de temps en temps, des courses à plein champ, pour éviter la monotonie. 

 normal-lettremedievalcolorier12-gif-3.jpgARMURE GERMANIQUE JOUTE 15ème

Bien que le jouteur eût à fournir plusieurs courses, il n'était pas astreint à une lutte épuisante, de tous les instants et de durée indéterminée, comme le tournoyeur. Il était donc moins important de le munir d'une armure légère. Celles des jouteurs sont d'une épaisseur et d'un poids incroyables. Les heaumes sont si lourds qu'il aurait été impossible de les porter si la tête eût dû les soutenir, mais ils étaient tellement larges qu'ils reposaient à même sur les épaules. On n'avait pas à les ouvrir pour y entrer; la plupart, du reste, ne s'ouvraient pas. On calculait qu'un espace vide de trois ou quatre doigts devaient être ménagés entre le visage et le casque, afin que la figure ne put être meurtrie par le choc. Quant à la cuirasse, elle se dégrafait sur le côté droit, moins exposé .

De là ces formes étranges d'armures, nombreuses dans toutes les collections, avec ces heaumes «têtes de crapaud» d'apparence tragi-comique, presque aussi larges que la cuirasse où ils sont fixés.

On perfectionnait sans relâche. On perfectionna si bien que le jouteur finissait par ne plus être qu'une sorte de projectile, presque aussi aveugle et aussi peu libre de ses mouvements qu'un boulet de canon. La dernière de ces innovations transforma l'arrêt de lance: elle paraît être venue «des Allemagnes», où les fabriques d'armures étaient fort actives et où, comme on a vu par les observations du roi René, les batteurs de plates s'inquiétaient peu de savoir si leurs clients, une fois armés, ne seraient pas plus gros que longs. L'arrêt normal consistait en un simple crochet concave soutenant la lance par dessous, seul genre d'arrêt qui fût pratique en guerre. La fatigue du bras était diminuée, mais il fallait encore beaucoup de dextérité pour diriger le coup et bien faire pivoter l'arme sur ce point d'appui. Pourquoi prendre tant de peine, pensèrent les armuriers, puisque nous n'avons à prévoir dans la joute qu'une seule espèce de choc, déterminé d'avance, à une hauteur et dans une direction connues? Ne serait-il pas fort commode de fixer la lance dans un enroulement de fer qui la placerait tout de suite en bonne pose, si bien que le jouteur n'aurait rien à faire qu'à se laisser aller — tout comme un boulet de canon? C'était assurément diminuer le plaisir du jeu, lui ôter le meilleur de son caractère sportif. Des armures innombrables n'en furent pas moins construites dans les fabriques allemandes avec le faucre et contre-faucre. Au lieu de fixer dans la cuirasse un simple crochet servant de support à la lance, on vissait maintenant au côté droit de l'armure une épaisse barre de fer, terminée à chacun de ses deux bouts par une demi-volute: celle d'avant, concave, soutenait la lance par-dessous; celle d'arrière, convexe, retenait le talon de l'arme par-dessus.

Plus n'était besoin, dès lors, de soutenir la lance de la main; plus n'était besoin de se préoccuper de bien placer le centre de gravité; on pouvait, sans inconvénient, supprimer le renflement d'arrière; son contrepoids n'était plus utile et la lance, quoi qu'il advînt, demeurait nécessairement en équilibre entre les deux crochets. Il devenait, il est vrai, impossible de la manœuvrer; mais pourquoi la manœuvrer? Elle était pointée d'avance, ne varietur, dans la bonne position. Tout au plus le jouteur pouvait-il relever le fer de l'arme en faisant pression sur la poignée; le baisser était impossible à cause du crochet d'arrière. Aussi l'armurier prenait-il la précaution de donner à son engin une inclinaison plutôt trop basse que trop haute

enluminure-cote-gauche-cata-3.jpg normal-lettremedievalcolorier9-gif.jpgOUTE 16ème

Au seizième siècle, quand le goût des tournois s'est éteint, la passion pour les joutes reste aussi vive. A l'entrée de François 1er à Paris, après son couronnement, le 15 février 1515, il y en eut «de moult excellentes; et y fut tué d'une lance un gentilhomme nommé M. de Saint-Aubin»; ce qui prouve que le jeu avait été sérieux,et même «excellent .» François 1er lui-même, dès son enfance, brilla dans les joutes; son fils Henri II, qui avait les mêmes goûts, en fut victime, comme on sait, en un combat dont il sera question plus loin. En Angleterre, l'héroïque soldat et charmant poète Sidney remportait le prix des joutes «sur l'avis, dit-il, des spectateurs anglais, et d'autres encore, envoyés par cette douce ennemie, France 28». Car nous restions des plus experts à ces jeux, et l'avis de juges français valait d'être cité.

normal-lettremedievalcolorier12-gif-5.jpgE PRECIS D'ANTOINE DE PLUVINEL

La mort tragique d'Henri II (passe encore qu'un Saint-Aubin fût tué) contribua à diminuer la faveur dont jouissait ce genre d'exercice. Il survécut, mais de ce moment date pour lui la décadence. Le vieux Pluvinel, modèle des écuyers, déplore, à chaque page du beau traité qu'il écrivit pour son maître, le jeune roi Louis XIII, l'adoucissement des mœurs et la perte des anciens usages. Il enseigne encore l'art de la joute à son élève, mais c'est un art mourant. Son traité donne, en tout cas, un bon résumé des diverses précautions par lesquelles on avait cherché, au cours des siècles, à limiter le danger de cet amusement: barrière séparant les cavaliers, protégeant leurs montures et empêchant «que les chevaux, sur lesquels on a souvent rompu les lances et qui craignent le choc, ne s'écartent de la carrière»; grosses et fortes vis fixant à la cuirasse le casque, impossible à retourner ou renverser; plastron de fer couvrant tout le côté gauche de la cuirasse, l'épaule et le bras gauche, doublant ainsi la défense et remplaçant l'écu, etc.

Les questions de cérémonial, d'attitude et d'élégance préoccupent Pluvinel, tout naturellement, puisqu'il écrit au déclin de l'art qu'il célèbre: «En partant, je veux qu'ils fassent la quatrième levée... et qu'en même instant ils posent l'arrêt de la lance sur l'arrêt de la cuirasse, et au lieu de laisser tout doucement tomber la pointe de la lance, j'entends qu'elle soit tout à fait en la place pour rompre, vingt pas avant de rencontrer son ennemi, afin d'avoir plus de loisir de s'ajuster et de donner (toucher) au lieu qu'on désire, pour rompre de bonne grâce. Et prendre garde de ne serrer pas la lance dans la main en choquant, de crainte que, se rompant dans la poignée, elle ne blesse la main qui se trouverait serrée: ce qui arrive assez souvent à ceux qui ne savent pas ce secret. Il suffit seulement que la main serve pour soutenir la lance sur l'arrêt de la cuirasse, et pour ajuster le coup où l'on désire. Puis, la lance rompue... il faut faire son arrêt de bonne grâce, en levant le reste du tronçon qui reste dans la main, et, l'arrêt fait, le jeter hors la lice, dans le champ. Mais si la lance se rompait dans la poignée, il faut, en faisant son arrêt de bonne grâce, hausser la main et secouer le gantelet, pour montrer aux regardants qu'on n'est pas étonné du choc .»
Ainsi le vieil écuyer, remontant à l'époque de sa jeunesse, commémorait les souvenirs d'un âge qui se rappelait encore les tournois, au seuil d'un siècle qui ne connaîtrait plus que les carrousels.

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