Hussards Noirs de Brunswick

 

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                                                                    (Jamais en arrière)

l.jpga cavalerie sous l'empire ne manquait pas d'abnégation et de panache.

Les Ecuyers endossent l'uniforme du régiment des HUSSARDS NOIRS DE BRUNSWICK;

A l'heure des bicentenaires Napoléoniens, nous foulons de nombreux champs de batailles de l'Espagne à la Russie...

Quelques manifestations où leur bravoure et leur fougue ont foulé le sol

Bicentenaire de la bataille d'ALBUERA - Espagne 2011

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FLEURUS  - BELGIQUE 2011

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WATERLOO  belgique 2011

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Mais aussi MONTMIRAIL, IENA, MONTEREAU .......et l'aventure continue !

waterlooreconstitution200610-274-bn.jpgAprès les guerres, le plaisir.... notre participation au Bal 1er Empire Rotonde Gabriel

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site de présentation des hussards noirs

Un peu d'Histoire ......

Les hussards noirs de Brunswick est un régiment unique crée en 1809 par le "duc noir" en symbole de deuil aprés la mort de son père en 1806.

totenkopf1.gif  Leur emblême est une tête de mort et tibias en argent tete-redim.jpg

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Les troupes du duché de Brunswick
 

Tout d’abord, un peu de géographie :

le Duché de Brunswick est un petit état du nord de l’Allemagne, situé entre le Hanovre au nord et à l’ouest, la Prusse à l’est et le Hesse-Kassel au sud. Sa capitale est Brunswick ou plutôt Braunschweig, comme on dit là-bas.

Un bref aperçu de l’histoire de ce petit état pris dans la tourmente napoléonnienne :

Membre du Saint Empire Germanique, ce petit état subit une forte influence de la Prusse voisine. Le dixième duc de Brunswick, Karl Wilhelm Ferdinand, alors chef de l’armée prussienne, est l’auteur du fameux manifeste qui entraîna la journée du 10 août 1792 et la condamnation de Louis XVI. Accessoirement, c’est aussi le « vaincu » de Valmy.

Lorsqu’en 1806, Frédérick-Guillaume, roi de Prusse, veut chercher quelques rognes à Napoléon, notre duc est à nouveau chef de l’armée. Battu à Auerstaedt, il y perdit ses troupes, sa vie et l’héritage de ses enfants. En effet, en 1807, le duché est incorporé au nouveau Royaume de Westphalie, confié à Jérôme Bonaparte. De rage, et on le comprend, le nouveau duc, Friedich Wilhelm, le fils du mort, s’exile en Autriche, dernier état allemand susceptible de lui offrir une revanche.

L’heure sonne en 1809. Encouragé par le soulèvement espagnol, Vienne réarme en vue de la revanche de 1805. Friedrich Wilhem reçoit alors l’autorisation du Haut Commandement autrichien de lever des troupes dans ses anciennes possessions.

Initialement, son corps s’élève à un régiment d’infanterie de 1 000 hommes répartis en deux bataillons à quatre compagnies et d’un régiment de hussards de 1 000 cavaliers également. A ce dernier est attachée une batterie d’artillerie à cheval de deux obusiers légers de 7 livres et de deux canons de 6 livres, avec huit caissons de munitions. L’équipement et l’armement sont fournis par l’Autriche. On note parmi les armes à feu, la dotation de 25 windbüchsen, des fusils à répétition à air comprimé, capables de tirer 12 coups à 150 m avant d’être rechargés par changement du cylindre de gaz. Cette arme, très en avance sur son temps, nécessite un entretien et des soins très particuliers ; ceci, avec la mort de son inventeur, Girardoni, explique son abandon et son oubli rapide.

Une autre caractéristique du contingent est le choix, en signe de deuil, de la couleur noire pour l’uniforme et d’un crâne et deux tibias entrecroisés pour les plaques de shakos. Ainsi naquit « Der Schwarze Herzog » autrement dit, le « Duc Noir ». et « Die Schwarze Schar », la « Compagnie Noire ». 

La campagne de 1809

Au début de l'été 1809, Frédéric Guillaume, duc de Brunswick-Wolfenbüttel (cousin et beau-frère du Prince Régent britannique, le futur George IV), décida d'entrer dans le conflit avec la France. Il était particulièrement amer depuis que son territoire de Brunswick avait été intégré au royaume de Westphalie de Jérôme Bonaparte, en 1807. Il décida de créer un corps de partisans avec le soutien de l'Empire autrichien.

Le 25 février 1809, le Duc signa une convention d'amitié à Vienne avec l'archiduc Charles et l'Oberstleutnant Guillaune t. Freiherr v. Steinmetzen, alliant l'Autriche et le Brunswick. Les 18 articles de la convention visaient à aider le duc de Brunswick à récupérer son territoire, et organisaient à cet effet un « Freikorps ». Placé sous la protection autrichienne, entièrement financé par le duc de Brunswick, ce corps indépendant était composé de 1 200 soldats d'infanterie et 500 cavaliers. Ces hommes de Brunswick, dont la devise était « la victoire ou la mort », furent vite appelés les Hussards noirs, en raison de la couleur noire de leur uniforme.

La concentration des nouvelles unités se fait à Nachod, en Bohème, à partir du 1er avril 1809. Au moment de l’ouverture des hostilités, la Compagnie Noire est groupée avec des unités autrichiennes et le Kurbessichen Korps de l’ex-prince de Hesse-Kassel, lui aussi déposé par Napoléon, décidément un habitué de la chose. Tout ce beau monde se trouve alors à Theresienstadt, en Bohème, sous les ordres du Général Am Ende.

Les forces autrichiennes, d’abord sur la défensive, sont renforcées après Essling pour être portées à 10 000 hommes, ligne et Landwher autrichiennes, Brunswick et Kassel réunis. Pendant ce temps, l’Oberst Thielmann à la tête de 2 000 saxons environ, envahit la Bohème, le 25 mai. En réponse, et selon les instruction de l’Etat-Major autrichien, le Général Am Ende prend avec ses brunswickois, la ville saxonne de Zittau et pénètre en force dans le pays pour y faire diversion. Aussitôt Thielmann fait retraite sur Dresde et, après quelques combats, les saxons font appel à leur voisin, Jérôme Bonaparte, roi de Wesphalie.

Le 11 juin 1809, les Hussards noirs et quelques troupes autrichiennes, conduits par le général Am Ende, occupèrent la ville clé de Dresde, en Saxe, ville depuis laquelle le duc de Brunswick adressa à son peuple une proclamation l'incitant à résister, de toutes ses forces, à l'occupant français.

Le roi de Saxe, Frédéric Auguste, demanda de l'aide au roi de Westphalie. Le roi Jérôme envoya  à leur rescousse,, le 21 juin 1809, le Xème corps de la 1ère armée d’Allemagne, composée de la 1ère division westphalienne de la Garde, de la 2ème division westphalienne et de la 3ème division hollandaise, soit environ 13 700 hommes. Cette force vient s’ajouter aux 2 000 saxons de Thielmann et la course poursuite à travers l’Allemagne peut commencer,  menée par le général Albignac, pour bouter les forces autrichiennes et les Hussards noirs hors de Dresde.

Les austro-brunswickois s’emparent le 22 juin de Leipzig ; le duc lève au passage une compagnie de Gelernte Jagers (chasseurs expérimentés !) comprenant 180 soldats et 4 officiers. Le 26 juin, c’est Jérôme qui s’empare de la ville, ses ennemis ayant fuit devant sa supériorité numérique. L'affrontement (qui se tint près de Waldheim, le 27 juin) fut indécis, les deux camps se proclamant vainqueurs. Le duc de Brunswick se replia alors vers le sud de la Franconie, avec la ferme intention de continuer à se battre.

Les autrichiens changent alors de commandement et de tactique. Le Xième corps du Feldmarschall-Leutnant Freiben von Kienmayer est crée avec pour objectif la Franconnie. Toutefois, cette descente vers le sud est arrêtée à Nuremberg par les 10 000 hommes de Junot. Après l’avoir bloqué à la bataille de Gefraess, Kienmayer rebondit sur Jérôme lancé à sa poursuite. Le 13 juillet, bataille à Schleitz ou plutôt échange de coups de canons et recul de Jérôme. Il recule même tellement fort que cela ressemble à une demi-déroute. Finalement, à la nouvelle de l’armistice avec l’Autriche, le roi de Westphalie plie bagages et abandonnant toute idée de victoire, court se réfugier à Kassel. Mais notre duc ne se sent pas du tout concerné par la paix entre la France et l’Autriche et le voilà parti pour une nouvelle aventure.

La course à la mer

Le duc quitte les autrichiens et profite de la confusion pour lever un 3ème bataillon de ligne, le Freien Jager Bataillon à deux compagnies. En outre à Zwickau, un escadron de Uhlans vient rejoindre les hussards déjà présents.

Ainsi renforcés, les brunswickois pénètrent dans Halle en Westphalie. Aussitôt, Jérôme ordonne au général Rewbell à Hanovre, au général Gratien à Erfut et au général Michaud à Magdebourg de rattraper le duc et de le détruire.

Rewbell rassemble alors à Celle les 1er et 6ème régiments de Ligne westphaliens, le 1er cuirassier westphalien, le 3ème régiment d’infanterie de Berg et 10 canons. En outre, il ordonne au 5ème de Ligne westphalien alors à Halberstadt de le rejoindre. Le Duc, connaissant la situation isolée du régiment, décide de l’attaquer.

A ce moment, ses forces se composent comme suit : l’infanterie, sous le commandement de l’oberst Von Bernevit comprend le 1er bataillon de Ligne de 500 hommes, major Von Fragstein, le 2ème bataillon, de 500 hommes également, major Von Reichmeister, le 3ème bataillon de 150 hommes sous le major Von Herzberg et des Gelernte Jügers organisés en un bataillon de 150 hommes sous le major Von Scriever. La cavalerie est constituée du régiment mixte de 550 hussards aux ordres du major Schrader et de 80 uhlans sous le rittmeister Graf Von Wedell. Au passage, si nous comparons ces derniers chiffres avec ceux vus plus haut, nous avons une idée des pertes en campagne, même sans engagement majeur ! L’artillerie sous le commandement du premier lieutenant Genderer possède quatre pièces et 80 artilleurs. L’ensemble du corps comporte 100 officiers et 2 010 hommes.

Aux nouvelles de l’arrivée des brunswickois, les westphaliens tentent de mettre la ville en état de défense. Je dis bien « tentent », car au premier assaut, le 29 juillet, le duc emporte ville et régiment, capturant le drapeau, le commandant de la place et 2 080 prisonniers, tuant 600 westphaliens pour la perte de 400 des siens tués ou blessés. Cette victoire permet aux brunswickois de se refaire une santé sur les stocks capturés et surtout de recruter, pour renforcer le 3ème bataillon, 300 prisonniers westphaliens. Ce fait à lui seul, éclaire la prise Halberstadt sous un jour particulier.

Dans l’élan, le duc pénètre le 31 dans son ancienne capitale, mais dès le lendemain, Rewbell arrive avec les 4 500 fantassins et 260 cavaliers décrits plus haut. Le jour même, le combat s’engage à Oelper ; escarmouche, plutôt que bataille mais Rewbell se replie. Le duc ne le suit pas à pas  mais voyant que le débarquement prévu par les britanniques au Hanovre ne se fait pas, que le soulèvement populaire qui doit en découler ne s’amorce pas, il décide de rejoindre la Baltique pour s’embarquer sur une flotte britannique venue le chercher. Il met donc cap au nord, sème et égare le général Rewbell ; les autres généraux engagés pour sa destruction étant soit à la dérive, soit n’ayant pas encore bougés, le 6 août, il s’embarque avec 1 600 hommes pour l’île de Wight, via Héligoland. Là, ses troupes seront réorganisées pour combattre aux côtés des britanno-portugais dans la péninsule ibérique. Epilogue de l’histoire : Rewbell, conscient de son incompétence, s’embarque en même temps pour l’Amérique.

La campagne d’Espagne 1810-1814

Sans mauvais jeu de mots, c’est la période sombre de l’histoire de la Schwarze Shar. Elle est mal vue par ses alliés ; les britanniques l’a surnomme Brunswick Owls, les « hiboux du Brunswick » pour Brunswicks Oëls Jägers, le nom officiel depuis 1810. Un autre témoignage présente les brunswickois « fiers comme des espagnols en faction ou des dindons dans une cour de ferme ». Et pour clore le chapître, Wellington déclare en 1811 à leur sujet : « Les hommes sont généralement très vieux ou très jeunes et assez maladifs ; leur discipline est très mauvaise et face à l’ennemi, les désertions sont nombreuses... Je ne suis pas très regardant sur les troupes ; j’en ai de toutes sortes et de toutes nationalités, mais en Espagne, les allemands de notre armée passent pour des anglais et il n’est réellement pas flatteur d’être un soldat de la même nation que ces gens là ». Jolie descente en flammes !

Le recrutement explique à lui seul, une partie des suspicions diverses qui entourent les brunswickois. En effet, coupé de ses bases, le duc ne peut recruter que des prisonniers de guerre, germanophones de préférence, désireux d’éviter les pontons de Cadix et jugés trop mauvais pour la King German Légion ! Ajoutons à cela, l’éloignement des « vrais » brunswickois de leur patrie, le climat, la tendance des britanniques à mépriser tout allié en général et l’on comprend que des troupes brillantes en Allemagne, firent tout juste leur devoir en Espagne.

Organisée sur le modèle britannique en un régiment de bataillon mais à 12 compagnies, l’infanterie brunswickoise débarque à Lisbonne le 8 octobre 1810.

Initialement affectée à la brigade Packenham, division Cole, elle est rapidement versée dans la division légère de Crauford. Elle y poursuit Masséna depuis Torres Vedras et participe successivement aux combats de Santaren le 19 novembre, de Redinha le 12 mars 1811, Casa Novo le 14 et Foz d’Aronce le 16 mars. En avril 1811, le régiment quitte la division légère : neuf compagnies rejoignent la brigade Van Alten de la 7ème division, nouvellement formée, une compagnie va à la 4ème division du général Lawry Cole, (brigade Ellis), deux compagnies vont à la 5ème division du général Leith (une à la brigade Gréville, l’autre à la brigade Pringle). Au passage, signalons que la 7ème division est un mélange assez étonnant ; la brigade des brunswickois, par exemple, comporte aussi le 85ème de Ligne britannique, uniforme rouge, le 2ème Casadores portugais, en marron, et les Chasseurs britanniques - des français émigrés - en vert foncé.

Le premier engagement sérieux de la 7ème est Fuentes de Onoros. A droite du dispositif allié, elle reçoit la division Marchand de plein fouet et est repoussée sur les lignes de défenses arrières de Wellington. Les brunswickois y perdent 18 hommes dont 10 déserteurs ! Après la bataille, la 7ème division part pour l’Extrémadure où elle participe au premier siège de Badajoz : un échec.

En 1812, elle se retrouve de nouveau devant cette ville et cette fois, c’est le succès. La ville est prise, saccagée serait mieux dire car pendant deux jours, les britanniques s’y livrent à de terribles pillages, « dignes » des continentaux ! C’est peut-être cette action d’éclat qui fit dire aux espagnols qu’il fallait pendre les anglais avec les tripes de français, à moins que ce ne soit l’ivresse !

Retour aux batailles « propres », avec Salamanque ou Los Arapiles, le 22 juillet 1812 ; victoire britannico-portugaise, pas un brunswickois au tapis. Nouvel engagement et nouvelle victoire à Vitoria, le 21 juin 1813, peu de casse chez les « noirs ». Puis viennent une succession d’engagements de moindre importance : Maya et Ronceveaux le 25 juillet, 1ère et 2ème bataille de Sorauren les 28 et 30 juillet, prise de San Sébastian le 31 août.

Au moment de la bataille de la traversée de la Bidassoa, le 7 octobre, une compagnie des Brunswick Oëls est transférée de la 7ème à la 1ère division. Elle y combat aux côtés de ceux de la 4ème division. A la bataille de Nivelle, le 10 novembre, c’est au tour de la 7ème division d’être engagée, elle compte alors dans ses rangs 457 soldats et 42 officiers du Brunswick. Le 9 décembre, elle retourne au charbon pour la bataille de la Nive avec la 5ème qui, elle, joue les prolongations les deux jours suivants. La dernière bataille de la campagne où sont engagés les « noirs » est Orthez, le 27 février 1814, avec à nouveau la 7ème. Les brunswickois subissent là leurs plus grosses pertes.

Sur l’ensemble de la campagne, l’infanterie de Brunswick perd au combat 252 hommes et officiers dont 53 déserteurs.

Les hussards débarquent en Espagne, à Alicante, en juillet 1813, forts de deux escadrons. Membre d’un corps expéditionnaire plutôt disparate où britanniques, portugais, espagnols et italiens se cotoient, ils sont en outre commandés par Sir John Murray, un général incapable, comme savent en produire les britanniques. Après un excellent début, l’expédition sensée conquérir la côte orientale de l’Espagne tourne rapidement en eau de boudin, par manque entre autres de moyens de transports non prévus dès le départ. Devant le glorieux résultat, le commandant est traduit en Cour Martiale !

En août 1813, nous retrouvons nos vaillants hussards dans la brigade Bentinck, toujours sur la côte est de l’Espagne. Ils comptent alors dans leurs rangs, 258 cavaliers et 18 officiers. Aux combats de Villa Franca, le 13 septembre, leurs pertes s’élèvent à un officier et huit soldats tués, deux officiers et 24 cavaliers blessés pour 18 déserteurs ! Après cette rencontre, les opérations sur le front diminuent, et nos hussards sont envoyés en Sicile pour participer à sa reconquête.

Pour en finir avec cette campagne d’Espagne, ajoutons que l’artillerie est, semble t-il, versée dès 1810 dans l’artillerie de la King German Legion ou dans la batterie dite « étrangère ».

Le 25 décembre 1814, les Brunswicks Oëls Jägers quittent le service britannique pour retourner à leur armée d’origine. Curieusement, les hussards restent au service de Londres jusqu’au milieu 1815, ceci ne pouvant s’expliquer que par le manque flagrant de cavalerie légère dans les rangs britanniques.  

Les Cent-jours

Dès que les alliés délivrent l’Allemagne de la présence française, ils confirment le duc de Brunswick dans ses anciennes possessions. Aussitôt, il lève un nouveau corps d’armée.

Ainsi, dès le 1er janvier 1814, une compagnie de Gelernte Jüngers est constituée, suivie le 16 mars par une seconde. Fin 1814 le corps au complet, se présente comme suit :

* Leichte Infanterie Brigade (brigade d’infanterie légère) contenant l’Avant-Garde : composée des brunswickois au service de la Grande-Bretagne, amalgamés en deux compagnies légères et deux compagnies de Gelernte Jüngers ; contenant aussi, le Leib-bataillon, levé à partir des cadres de l’ancienne « compagnie noire » et enfin trois Leichte Bataillons, formés de troupes légères nouvellement levées ;

* Linien Infanterie Brigade (brigade d’infanterie de réserve), comprenant cinq bataillons  de réserves d’infanterie et de la landwer de type indéterminé et certainement purement historique ;

 * Le Husaren Regiment (régiment de hussards) formé de personnels expérimentés, il inclut un escadron de uhlans. Rappelons que l’ancien hussard est resté au service de la Grande-Bretagne ;

 * L’artillerie, nouvellement formée, elle, se compose d’une batterie à pied de huit pièces de 6 livres et 188 hommes et d’une, à cheval, de huit pièces de 6 livres, 227 hommes et d’un train d’artillerie ;

L’ensemble du corps moins la brigade de réserve est engagé dans la Campagne de Belgique en 1815, avec les effectifs suivants : avant-garde 690 hommes, ligne 2 075, hussards 727 et uhlans 246.

Au Quatre-Bras, le 16 juin, les brunswickois sont dans la 5ème division anglo-hanovrienne du général Picton. Combattant à la droite du dispositif allié, dans Bois Bossu et à la ferme de Saint-Pierre, ils s’y comportent assez bravement, résistant tant bien que mal aux assauts français. Les troupes arrivées en fin de bataille participent à la contre-atttaque du début de soirée. Seule ombre au tableau, mais de taille, le duc meurt vers 18h30, atteint d’une balle française.

Les sources britanniques annoncent 819 tués, blessés ou disparus ; les brunswickois parlent de 188 morts et 396 blessés dans leurs rangs, sans faire mention de déserteurs ou de prisonniers.

A Waterloo, le 18 juin, les brunswickois sont répartis en trois groupes. La cavalerie opère avec l’ensemble des troupes montées alliées, l’avant-garde, le Leib Bataillon et le 1er Léger sont en soutien d’Hougomont, le reste est en réserve avec la deuxième ligne alliée.

L’engagement est sévère, mais l’attitude générale est bonne, Mercer parle de fantassins accrochés au sol « comme des soliveaux » avec un plus pour la cavalerie, même si sur la fin les troupes de deuxième ligne ont tendance à « disjoncter », tirant sur tout ce qui n’est pas « noir ». Les sources britanniques donnent 154 tués, 456 blessés et 50 disparus soit 660 pertes, les brunswickoises nous parlent de 72 morts, 522 blessés et 133 déserteurs soit 627 pertes. L’ensemble des pertes des deux batailles s’élèvent, selon les sources allemandes, à 1 556 hommes dont 378 déserteurs, sur un total de 7 118 combattants.

La division du duc de Brunswick lors de la campagne de Belgique en 1815
Un peu d'Histoire ... Le duché de Brunswick, allié de la Prusse ne survit pas aux défaites de 1806 et à la mort du duc Charles Guillaume Ferdinand, blessé à la bataille d'Auerstadt. Les anciennes possessions du duc furent versées au nouveau royaume de Wesphalie. Le fils de Charles Guillaume Ferdinand, Frédéric Guillaume, se réfugia en Autriche. Au début de l'année 1809, avec le soutien de son hôte, il leva des troupes destinées à reconquérir ses terres perdues : un régiment d'infanterie, un régiment de hussards et une batterie d'artillerie à cheval. La dénommée "Schwarze Schar" (la légion noire) en raison de la couleur de ses uniformes, combattit donc au côté des Autrichiens lors de la campagne de 1809, notamment contre les Wesphaliens et se vit adjoindre un bataillon de chasseurs à pied et un escadron de uhlans. Finalement, les Brunswickois durent s'embarquer sur des navires anglais pour être débarqués au Portugal au début de l'année 1810. Durant 4 ans le régiment d'infanterie, rebaptisé "Chasseurs de Brunswick-Oels" va combattre aux côtés des britanniques, leur dernière bataille étant Orthez en février 1814. Le régiment de hussards combattra séparément participant même à l'invasion de la Sicile en 1814 !

L'avancée des troupes prussiennes et russes à l'Est en 1813 permit au duc de retrouver son ancien duché et de mettre sur pied de nouvelles troupes qui vont combattre durant la campagne de Belgique, à l'exception des hussards toujours au service des britanniques. Un nouveau régiment de hussards sera néanmoins levé.

Les Brunswickois vont faire partie de la réserve de l'armée du Duc de Wellington et vont connaitre leur baptême du feu à la bataille des Quatre-Bras le 15 juin 1815.

 le Brisquard

 

la mort du Duc noir aux Quatre bras pendant la campagne de Belqique en 1815

 

     

 

uniforme hussard troupe 1ère tenue 1809

 

 reproduction d'une sabretache d'officier

  uniforme de capitaine ( grande tenue)

 

  mousqueton et carabine

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