Haute Ecole

 

le cheval de guerre au XVIIe et XVIIe siécle:

une arme d'exception.

 

 

 

 

 les airs relevés

Rôle:

 Apparus sous la Renaissance italienne dans les contrées de Naples, les airs relevés servaient à orner les chorégraphies des carrousels. Ils  représentaient autrefois l’ achèvement suprême du dressage : l'art de la guerre enrichit par le cheval dressé pour se défendre de ses  ennemis et même dans certain cas, les attaquer.

 Ils permettaient aussi  de prouver la valeur et la solidité des cavaliers en selle et représentaient l'aboutissement du dressage du cheval. On peut imaginer l'origine militaire des sauts d'école. Le but était essentiellement d'obtenir du cheval de guerre une soumission parfaite et une très grande maniabilité, préparant les cavaliers aux rudes secousses du combat et servaient aux officiers à parader sur le front des troupes, les sauts d'école n'étaient, hélas,  rarement utilisé au combat, d’après des mémoires c’est surtout pendant la guerre de 30 ans que la cheval fût une arme à part entière, et non au XVIIIe contrairement aux idées reçues.

Pour s'en convaincre, il suffit de les pratiquer. Quand on connaît la préparation et la précision qu'ils demandent, il est difficilement imaginable de les exécuter dans le cadre d'une confrontation où rapidité et promptitude des réactions sont vitales. De nos jours il y’a plusieurs écoles, celle de la péninsule ibérique, et celle de Vienne de tradition Française et Guérinièriste.

DRESSAGE:

 L'officier cavalier dresse son propre cheval dès le plus  jeune âge. Dressé vers 6 ans aux deux piliers, méthode inventé par Mr de Pluvinel, l'annimal devait avant cet âge avoir un bon mental, et une condition physique extréme, sinon le cheval ne sera jamais un bon "sauteur".

L'officier l'entraîne à des figures d'assouplissement, de résistance, de rapidité.Il ne s'en sépare plus , le cheval est préparé aux combats, autonome.Les charges de cavalerie rangées étaient moins usitées, de plus celles ci ce faisait au trot.  

FIGURES:

LA LEVADE

 La levade symbolise le rassemblé poussé à son maximum.

La levade se distingue de la « pesade », exercice similaire dans lequel le corps du cheval forme un angle de quarante-cinq degrés avec le sol. Toutefois les deux termes définissent le même mouvement. Ils sont très proches.  Dans la tradition Guériniériste elle est aujourd’hui Viennoise.  

          emeline-detouree2.png          la pesade

Un angle de trente degrés entre le corps du cheval et le sol.
Des postérieurs bien avancés sous la masse supportant le poids du cheval.
Un centre de gravité cavalier-cheval à l’aplomb des pieds postérieurs du cheval.
Un cheval très assis, les jarrets n’étant qu’à quelques centimètres du sol.
Un ploiement égal et simultané des deux hanches, c’est à dire un cheval droit.
Des antérieurs nettement repliés, les genoux à la même hauteur, avant-bras dans l’axe du corps du cheval, sabots proches des coudes du cheval.
Une mise en main et un placer rigoureux.
Un équilibre parfait permettant le maintien quelques instant de l’attitude.

 

 

LA BALLOTADE

 Ce saut est présenté très rarement à l'heure actuelle.

Lorsque le cheval est en l'air comme dans la croupade, il déplie les postérieurs, sans les détacher complètement.

Dans la définition de La Guérinière et telle qu'elle est pratiquée par l'Ecole Espagnole de Vienne, le cheval bondit en l'air et lorsqu'il est à l'horizontale, il groupe les postérieurs sous la masse en les mettant à la même hauteur que les antérieurs. la ballotade

la croupade

Ruade énergique déclenchée par la cravache,  

la croupade

 Descarado et le Marquis en croupade. 

croupade-1.jpg

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