Le Cheval dans l'Histoire

LE CHEVAL DANS L'HISTOIRE

 


18 s. Av. J.C. Les Hyksos (peuple de pasteurs venus d'Asie), envahissent la péninsule arabique et pénètre en Egypte avec des chevaux arabes. (cf. Georges historique du char)

15 s. Av. J.C. En Egypte, le cheval est utilisé en attelage, mais il ne semble qu'il n'y ait eu aucune cavalerie avant l'époque des Ptolémées.

8ème s. Av. J.C. La région Napolitaine, appelée Campanie, voit débarquer des colons grecs de grande renommée cavalière :
- les Hippobotes (= " nourisseurs de chevaux ")
- les Etrusques (originaires des Balkans)
Ces colons deviendront les " cavaliers campaniens ", qui seront au moyen-âge à l'origine de l'Ecole Napolitaine.

6ème s. Av. J.C. La cavalerie domine dans l'armée Perse. Les Parthes montent à cru et jouent même au Polo...

4ème s. Av. J.C. Ptolémée 1er Sôter fils de Lagos, est le fondateur de la dynastie Macédonienne des Ptolémées ou Lagides, qui gouverne l'Egypte jusqu’à la conquête Romaine.
Apparition de la cavalerie dans l'armée Egyptienne.
Apparition du mors en Mésopotamie, dès le IVème Millénaire
Hipposandales en cuir mise en place par les grecs.

1490 av. J.C. Des tablettes Hittites fournissent les premiers principes d'un Art Equestre : ils sont dus au guerrier Kikuli, et traitent de l'entrainement progressif des chevaux utilisés à la traction des chars de combat.

4ème s. Av. J.C., 424 av. J.C. Simon d'Athènes et l'auteur quasi inconnu du plus ancien traité connu d'équitation " Sur l'extérieur et le choix des chevaux ", dont il ne reste qu'un chapitre mutilé. Les exploits visés sont guerriers.
Un hipparque grec, Xénophon consacre un ouvrage à l'Art Equestre : L'Art Equestre. C'est la toute première formulation écrite des principes de l'équitation, et de l'Art Equestre. De nos jours encore, tous les auteurs modernes reconnaissent la valeur de base et la validité de la formulation grecque  

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5ème s. Ap. J.C. L'empire Romain d'Occident s'écroule. L'empire Romain d'Orient, les Byzantins découvrent les autres éléments nécessaires au développement de l'équitation :
- la selle
- les étriers
- la ferrure à clous
Ces inventions ne sont pas étrangères au fait que les Byzanthins, duant le siècle suivant, reconquièrent une partie des provinces perdues. Ils les reperdront progressivement, mais se maintiendront jusqu'au 12ème siècle en Campanie. Le cavalier peut alors utiliser toutes les ressources du cheval dans ses déplacements, ses chasses et ses combats. Les Grecs et les Romains utilisent le cheval dans un but guerrier et sportif, mais également comme principal élément de leurs jeux (courses de chars). Les techniques équestres de l'Antiquité sont peu connues. Le tripudium des Romain, pratiqué dans les manèges, était un trépigné, probable ancêtre du piaffer. Les allures les plus prisées, communes à tous les peuples de l'Antiquité occidentale jusqu'à l'invention de la selle et des étriers étaient l'ambulatoria (pas amblé) et le canterius (petit galop), allures de voyage les moins fatigantes pour le cavalier...
Les peuples sédentaires comme les Chinois se mettent à intégrer le cheval dans leur civilisation.

En 732 Charles Martel bat les Arabes à Poitiers, qui se retirent en laissant une grande partie de leurs chevaux.

 Au XIIème siècle, les chevaliers emploient des chevaux lourds et puissants pour la guerre ; des chevaux rapides et légers pour la chasse, les parades, les tournois... Les chevaux ne sont pas référencés par Race mais par usage :

Destrier (pour la guerre)

Palefroi (cheval plus fin brillant pour les tournois parades)

Leur équitation est relativement primitive et brutale, le cheval n'étant qu'un instrument à dominer.

le cheval au moyen âge.

1130 environ Dans le sud de l'Italie, un groupe d'écuyers Byzantins nourris de la culture équestre des cavaliers campaniens issus des colonisations grecques du 8ème siècle avant J.C., crée une Académie d'Equitation : L'École Napolitaine.

En ce XIIème siècle ap. J.C., les cavaliers disposent :
- de la ferrure à clous,
- de la selle et de l'étrier,
- du double mors (bride et filet),
- des éperons.

 XVIème siècle. La Renaissance Italienne voit apparaître des Académies et des Ecoles d'Equitation...

L'Italien Federico Grisonne relance l'Académie de Naples (Ecole Napolitaine), et rédige le premier réel écrit traitant de l'équitation depuis..... grisone.jpgXénophon !: Glie ordini di cavacare (1550).


L'Italien Cesare Fiaschi fonde sa propre académie en 1534. Il est l'auteur du premier Traité des embouchures.
L'Italien Gian Battista Pignatelli forme deux élèves qui deviendront deux illustres écuyers français : Salomon de la Broue (auteur de Le cavalier Français) et Antoine de Pluvinel.

La sévérité des procédés préconisés et employés est alors sidérante : récompenses et châtiments alternent, encore que les châtiments l'emportent largement...

Monsieur de Pluvinel (1556-1605), maître de Louis XIII, invente le travail entre deux piliers et l'usage de la chambrière, mais recommande la douceur. Il répertorie les airs relevés et les travaille :
- pesade
- ruade
- courbette
- ballottade
- cabriole.
C'est à partir de l'influence de Monsieur de Pluvinel, montrant que l'empirisme limité au bon usage d'une monture pour la guerre ou la chasse pouvait être dépassé et s'élever au niveau du raisonnement et de l'art, que c'établit les fondements d'une véritable esthétique. Il énonce cette vérité première : le cheval doit être en avant.

  l'académie de Mr de Pluvinel.

 Au XVIIIe, l'histoire de la haute équitation est alors étroitement liée à celle des monarques et des cours : elle contribue au prestige de l'Etat, enrichit l'art militaire, sert le plaisir des princes et des nobles...

François Robichon de la Guérinière (1688-1751), " le père de l'équitation française ", est breveté écuyer du Roi en 1715 et s'installe à Paris où il dirige le manège de la rue Vaugirard. Il est nommé écuyer ordinaire de la Grande écurie du Roi au Manège des Tuileries en 1730. Il fait paraître entre 1829 et 1831 son Ecole de Cavalerie, qui reste encore un texte de référence en matière d'art équestre. Puis en 1740 Les éléments de cavalerie, ouvrage abrégé du précédent. Il cite en principaux inspirateurs Monsieur du Plessis (1620-1696, n'a pas laissé d'écrits) et Monsieur de la Vallée (pas d'écrits non plus), et deux auteurs : Monsieur de la Broue (élève de Pignatelli) et Monsieur le Duc de Newcastle (anglais). La principale ambition de la Guérinière est la clarification de ces deux auteurs (" leurs ouvrages sont des trésors infructueux... par le peu d'ordre qui y règne "). Dans cette " Bible équestre ", il :
- codifie et clarifie les principes de ses prédécesseurs,
- pose les bases d'une nouvelle école plus simple, plus naturelle et adaptée à l'usage habituel du cheval.
Il est le premier à exposer que tous les chevaux ne sont pas capables du même travail, et que les exigences doivent être adaptées aux capacités du cheval. On lui attribue la paternité de l'épaule en dedans et de la descente de main. Il innovera également en matière de position du cavalier (auparavant buste raide, jambe et jarret tendus) en étrivant moins long et en asseyant davantage dans la selle.

Mr de la Guérinière.

Au XIXème siècle

Vers 1814 l'Ecole de Saumur connait un essor et va être le lieu de l'affrontement des élèves indirects de Versailles et des disciples de la nouvelle doctrine enseignée par d'Auvergne à l'Ecole Militaire : ce sera le siècle de l'affrontement de deux grands maîtres, d'Aure et Baucher.

Vers 1834, François Baucher (1805-1873) vient s'installer à Paris. Refusant l'essentiel de l'héritage classique, il proscrit les oppositions d'aides et prêche la légèreté. Il s'élève en rival du Comte d'Aure. Il découle de cette période deux grandes traditions équestres en Europe :
- l'Ecole de Versailles et l'oeuvre de La Guérinière (dite " Tables de la Loi "), dont s'inspirèrent largement des Allemands comme le Baron de Sind et Gustave Steinbrecht, des Autrichiens comme Maximilien Weyrother et ses successeurs à l'Ecole Espagnole de Vienne.
- L'école Bauchériste, dont se recommandent encore quelques cavaliers.

Baucher.

La conclusion de cet affrontement sera tirée par le Général l'Hotte à la fin du 19ème siècle, et par Decarpentry durant la première moitié du 20 ème siècle.

Le cheval, après avoir été " bête de somme ", moyen de déplacement, signe extérieur de richesse, est également devenu le compagnon de loisir de l'homme, avec dans les villages l'apparition de courses lors des fêtes.
Les régiments de cavalerie militaire, afin de sélectionner les meilleurs chevaux, inventèrent une " épreuve du cheval d'armes ", basée sur l'endurance avec des chevaux plus ou moins chargés. Les officiers se lançaient des défis entre eux et parvenaient à parcourir des distances considérables sur les routes. Des abus amenèrent à codifier les épreuves et à en faire une discipline : les raids d'endurance.
Très vite on s'aperçut de la nécessité d'évoluer en terrain varié et de franchir des obstacles :l'épreuve du cheval d'armes s'enrichit d'un temps de galop à travers champs et de saut d'obstacles, alors que le dressage n'était pas toujours pris en compte. Le Cross-country était né, appelé ensuite championnat du cheval de selle, puis Military.

Alors que la position était alors issue de la Haute Ecole, bien assis fièrement, l'Italien Frederico Caprilli lance une théorie sur la position en suspension, ou équilibre, déjà adoptée par les anglais pour la chasse.

le comte d'Aure

Au XXème siècle

Au début du XXème siècle, adeptes des équitations classiques et sportives s'affrontent dans leur façon de monter...

Le Colonel Danloux, Ecuyer en chef du manège de Saumur de 1929 à 1933, s'inspire de la théorie de Caprilli concernant la position en suspension pour perfectionner la monte à l'obstacle.
En 1900, le dressage et le CSO deviennent disciplines Olympiques, au départ réservées aux officiers militaires, et seront ouverts à tous les cavaliers en 1952. Le premier Concours Complet international a lieu à Badminton en 1949. L'influence des USA en équitation se fait vite sentir, avec l'ouverture du Club du Lasso au Bois de Boulogne à Paris, en 1953 : équitation américaine.
L'influence militaire est très forte jusque dans les années 1970-1980.

A cette époque apparaissent les Clubs et Centres Equestres, avec la démocratisation de l'Equitation sportive et de loisirs, et l'apparition de nouvelles disciplines et l'amélioration de la pédagogie.

  L’équitation contemporaine :

Le début du 20ème siècle: une révolution équestre avec l'apparition de l'équitation sportive et de loisir

L'après 1870 (fin du 19ème siècle) voit l'apparition et l'essor de l'équitation sportive.
C'est l'officier italien Frederico Caprilli qui élabore le système de monte "en suspension" à l'obstacle et ouvre la voie à l'équitation moderne d'extérieur.
De nouvelles disciplines voient le jour: Point to point, steeple, cross, raids, concours de saut d'obctacles.

Entre les deux guerres mondiales, les cavaliers militaires français étaient parmi les plus brillants du monde (de Laissardière, Bizard, Clavé), mais ces cavaliers ne sont paradoxalement pas issus du Cadre Noir de Saumur, car la méthode de monte à l'obstacle qui y est alors officialisée et enseignée par l'écuyer en chef de l'époque (Colonel Danloux), nuit à la solidité et l'efficacité...

"Seuls ceux qui ont appliqué le principe contraire à la doctrine Danloux, ont réussi." (Gudin de Vallerin)

Après la guerre 39-45, la motorisation, les différents conflits (Indochine, Algérie) et certains errements techniques font que l'école militaire est en régression, hormis quelques exceptions hors Cadre Noir. Ce sont les civils qui prennent alors le relai avec d'Orgeix, d'Oriola, de Maillé, puis Rozier, Roche, Roguet, Parot, Navet, d'Esmé en dressage, Cochenet, le Goupil en CCE: l'équitation sportive de haut niveau devient de plus en plus civile.

A partir de années 50 et surtout les années 70 survient une véritable démocratisation de l'équitation, avec:
- le développement et centres équestres, l'apparition des poneys clubs
- le développement du tourisme équestre, de la randonnée
- le retour à la mode d'un certain nombre de disciplines de loisirs comme les jeux (horse ball, polo, pony games), la voltige, l'attelage, les raids d'endurance.

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